Du temps de Jésus, ses disciples ont eu
la chance de pouvoir être en sa présence physique, d’échanger directement avec
lui et surtout de s’abreuver au quotidien à son immense source de savoir et de
sagesse. Jésus-Christ était leur référence. De par ses enseignements, le peuple
de Dieu se sanctifiait et se laissait guider vers le salut.
Le journal paroissial L'Universitaire est une publication hebdomadaire de la Paroisse universitaire St Albert Le Grand de Cocody. Ce journal traite de la vie et des activités de la paroisse, et de bien d'autres choses... Il fait partie de la Commission communication et est dirigé par une équipe dynamique composée en majorité d'étudiants.
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dimanche 19 mai 2013
dimanche 14 avril 2013
L’APRES PAQUES !
La fièvre de la Passion et de la Résurrection du Christ
est tombée. Tout ce que ce Jésus avait annoncé s’est entièrement accompli :
Il a été trahit par Judas, il a souffert
sa passion, mort il est ressuscité le troisième jour. Vraiment cet homme était le
Fils de Dieu comme l’avait confessé le centurion romain à Golgotha (Mt 28, 54).
En donnant sa vie pour des pécheurs, Jésus accepte de son
Père le rôle de Sauveur de l’humanité. Il devient celui qui doit conduire les
hommes vers le salut. Par son unique
sacrifice, Dieu pardonne les fautes aux
hommes qui croient en lui. Ainsi tel un avocat,
le Christ nous a défendu devant le père Tout-Puissant.
dimanche 7 avril 2013
VIVANT A JAMAIS
La semaine dernière les célébrations
pascales ont réuni de nombreuses personnes sur nos paroisses. Cette même ferveur
a été vécue par plus d’un milliard d’individus à travers le monde. Notre Église
est universelle. Elle traduit partout, au quotidien, la réalité du Christ
vivant.
Oui, Jésus a brisé les chaines de la
mort. Il est ressuscité et vivant à jamais. Il règne sur nos vies et apaise nos
cœurs. Il nous donne sa paix.
dimanche 1 juillet 2012
COMME UN ENFANT
Petit enfant, nous avions une confiance
absolue en notre père, de sorte que face à une situation donnée, nous nous
référions à lui. Pour exemple, lorsque nous étions battus par un tiers, nous
lancions presque instantanément : «je vais dire à mon papa», ou encore
lorsque nous n’avions pas un jouet que possède un ami, c’est « mon papa va
acheter pour moi » qui nous servait de réconfort. Pour l’enfant que nous
étions, le géniteur est le maître absolu, la puissance physique, financière,
intellectuelle, morale ; en un mot le «super homme» à qui il recourt
lorsqu’il se sent menacé ou impuissant. C’est ce sentiment d’abandon total que
doit avoir chaque chrétien à l’égard de Dieu son Créateur à travers son Fils
Unique Jésus-Christ. Et comme un petit enfant qui estime son père l’imite dans
ses moindres faits et gestes, nous devons aussi imiter le Christ et nous
engager à sa suite, quel qu’en soit le prix à payer. Or, nous savons tous que
suivre Christ coûte toujours quelque chose à qui s’y engage. Ce coût a un volet
moral consistant en des railleries, des insultes, des médisances, le mépris
venant le plus souvent de nos proches, ceux-là même qui nous connaissent mieux
et sur qui nous espérons compter pour nous accompagner sur ce chemin.
L’ayant expérimenté de par lui-même, Jésus
nous avertit dans l’Evangile que «un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa famille et sa propre maison» (Mc 6, 4). En prenant la condition humaine pour
vivre les réalités de sa créature, Dieu a voulu montrer son amour pour le genre
humain et l’inviter ainsi à s’inscrire dans son plan de salut pour lui. Cela
implique que nous puissions nous conformer à ses préceptes, mais aussi et
surtout avoir le regard toujours fixé sur lui comme lui Jésus avait le regard
fixé sur le Père Céleste qu’il a invoqué à chaque instant de sa vie terrestre.
Nous sommes donc appelés à fonder notre espoir en Jésus-Christ, à demeurer
solidement encrés en lui comme une maison bâtie sur du roc que ni la tempête,
ni les torrents ne pourront emporter. Comme un enfant qui tient la main de son
père et se laisse guider par lui, laissons-nous conduire par Dieu à travers son
Fils Jésus. Mettons-nous sous sa tutelle pour bénéficier sans réserve de sa
puissance salvatrice et protectrice afin que, face à l’adversité et aux
accusations diverses, Christ prenne notre défense. Et comme à un enfant,
demeurons-lui sincèrement fidèles pour être inondés de sa puissance libératrice
afin de résister aux railleries, aux insultes, aux médisances et au mépris de
nos ennemis et bourreaux. Faisons-lui appel dans nos moments de faiblesse pour
bénéficier de sa bienveillante assistance car, nous dit la deuxième lecture,
«lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort» (2 Co 12, 10).
Bon dimanche à toutes et à tous !
Noël
KOYA
Libellés :
Editorial
Pays/territoire :
CHU Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire
samedi 19 mai 2012
ENGAGEONS-NOUS A LA SUITE DU CHRIST
La
chrétienté implique un engagement libre, complet et définitif à marcher à la
suite du Christ, à se mettre à son service et à celui de ses frères les
humains. C’est en cela que l’Eglise nous donne trois années de préparation afin
de cerner tous les contours et les conséquences de cet engagement. De même, le
jour de la consécration, c’est-à-dire du baptême, des questions sont
publiquement posées aux impétrants afin d’officialiser leur décision
d’appartenir à la grande famille des enfants de Dieu. Cet acte, loin d’être du
folklore ou une quelconque comédie, est un acte de haute portée spirituelle en
ce qu’il nous lie à Jésus dont il nous fait d’une part le cohéritier et d’autre
part prêtre, prophète et roi. Ceci fait de nous des élus de Dieu, dont des
personnalités d’exception. Et ainsi, nous avons obligation de ne pas faire
n’importe quoi, mais d’être les témoins de la vérité qui indiquent le chemin du
salut à l’humanité et qui sèment la vie par l’amour et le don de soi. ;
car celui envers qui nous nous engageons, Jésus-Christ, est le chemin, la
vérité et la vie. Comme lui, qui n’appartient pas au monde, nous aussi par cet
engagement, nous nous détachons du monde et de toutes ses emprises, tel que le
souligne l’Evangile de ce dimanche.
Ne
pas appartenir à ce monde ne nous donne pas de nous en soustraire. Bien au
contraire, c’est dans ce monde que nous devons demeurer afin de continuer
l’œuvre d’évangélisation de notre Seigneur, pour le rachat des âmes, lui qui
nous envoie en ces termes : « allez dans le monde entier, de tous les
peuples faites des disciples » (Mt 28, 19). Comme Christ qui a fait fi de
son statut de Fils de Dieu, a vécu la condition humaine dans toute sa
composante (excepté le péché), nous aussi, nous devons nous consacrer à son œuvre
de salut malgré les vicissitudes et les péripéties car, dit-il :
« pour eux, je me consacre moi-même, afin qu’ils soient eux aussi
consacrés par la vérité (Jn 17, 19).
Faire
l’œuvre de Dieu, se consacrer à lui consiste à enseigner et propager l’amour de
Dieu et du prochain autour de soi en tout temps et en toute circonstance sans
faux-fuyant. L’amour nous rapproche de Dieu et des hommes car « Dieu est
amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure uni à Dieu et Dieu demeure
en lui » nous dit la deuxième lecture en 1Jean4, 16.
Cher
néophyte et cadet dans la foi, en répondant favorablement à l’appel du Christ,
tu acceptes librement d’être son disciple, donc de marcher à sa suite. Bien
qu’il soit un Dieu de bonté et compatissant, il demeure très exigeant, voire
jaloux. Attaches-toi donc résolument à lui par le respect et l’application de
ses préceptes emprunts d’amour et de justice pour avoir part à son Royaume.
Heureux baptême.
Noël
KOYA
Libellés :
Editorial
Pays/territoire :
CHU Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire
jeudi 17 mai 2012
Je suis Missionnaire de l’Evangile
C'est
aujourd'hui le jour de l'Ascension. C'est le jour qui commémore la montée au
Ciel du Seigneur Jésus. C'est le jour où le corps du Christ ressuscité entre
dans la gloire éternelle du Paradis ! Ce jour inaugure une ère nouvelle : celle
de la participation des corps à la gloire éternelle du Dieu vivant.
Pendant les
quarante jours qui suivent la résurrection du Christ, Jésus était apparu aux
apôtres et les avait enseignés au sujet du Royaume de Dieu. (Ac 1, 3)
Aujourd’hui,
si le Seigneur Jésus est monté au Ciel, ce n'est pas pour nous abandonner. Non.
Il est monté au Ciel pour nous en ouvrir la porte, pour laisser jaillir de son Cœur
glorieux cette abondance de grâce et de miséricorde qui va se manifester par la
venue de l'Esprit-Saint, celui que le Père nous a promis et qui viendra nous
aider à remplir la mission que le Seigneur nous a donné avant son départ. Mais
en quoi consiste cette mission ?
« Allez
dans le monde entier. Proclamez la Bonne nouvelle à toute la création. »
Mc 16, 15
En effet,
Jésus, à travers ses apôtres, nous envoie en mission en nous donnant
l’assurance de réaliser ce qu’il a fait et même plus encore en invoquant son
nom. Pour ce faire, Saint Paul nous exhorte dans sa lettre aux Ephésiens (Ep 1,
1-4) à suivre fidèlement l’appel que nous avons reçu de Dieu en ayant
beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, en nous supportant les uns les
autres avec amour, et en gardant l’unité dans l’esprit par le lien de la
Paix. En somme, l’évangélisation
commence par nous-mêmes, et se poursuit par la proclamation de la Bonne
Nouvelle reçue des apôtres et dans laquelle nous avons cru. Quelle est donc
cette Bonne nouvelle que nous devons annoncer ?
Proclamer à
tout le monde entier que Jésus Christ est Seigneur, le Fils de Dieu, la lumière
pour tous les hommes, annoncer sa mort et sa Résurrection et proclamer qu’il
est le Salut des hommes.
Jésus fait
de chacun d’entre nous des missionnaires. Les apôtres eux, ont suivi
l’instruction de Jésus et l’évangile est parvenu à nous. Nous sommes donc
appelés à continuer cette œuvre merveilleuse d’évangélisation en comptant sur
la sainte grâce de Dieu et la présence de son Esprit Saint à nos côtés pour
annoncer la Bonne Nouvelle dans nos familles, nos lieux de travail, nos foyers,
nos missions professionnelles etc, pour que la multitude croît en Jésus Christ
et soit sauvée. Ne l’oublions pas : « Le monde attend avec un ardent
désir la révélation des Fils de Dieu » Rm 8, 19. Cette révélation, c’est
le salut des hommes en Jésus Christ.
Paroissiens
et paroissiennes, n’ayons plus peur de proclamer la mort et la résurrection du
Seigneur Jésus Christ car le Christ demeure avec nous jusqu’à la fin des temps.
Bonne fête
de l’Ascension.
Emmanuel
AGBETOU
Libellés :
Editorial
Pays/territoire :
CHU Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire
dimanche 6 mai 2012
OSONS PORTER DU FRUIT
Le
paysan, après avoir défriché sa parcelle, la laboure puis l’ensemence. Le grain
qu’il met en terre meurt avant de germer, c’est-à-dire avant de devenir une
nouvelle plante. Celle-ci va grandir. Dans le but de la protéger et assurer sa
survie, le paysan va viendra désherber son champs. Il apportera aux plantes
l’engrais nécessaire à leur croissance et amélioration des fruits au moment de
la récolte.
Après tout ce labeur, le paysan est en droit d’attendre d’avoir des fruits de qualité
qui avoir appelés à Lui, puis nous avoir témoigné son amour à travers les
sacrements qu’il nous donne, Il attend de nous que nous portion des fruits. En
d’autres termes, Dieu veut nous voir nous aussi en action dans le monde. Car,
comme Dieu a envoyé Jésus lui aussi il nous donne pour mission d’aller dans le
monde pour faire de nouveaux fidèles. C’est ainsi que nous porterons des fruits ;
en portant la Parole de Dieu à son peuple qui se meurt faute de connaissance.
Nos fruits à nous sont donc nos œuvres pour la gloire de Dieu a travers notre
engagement au service de nos frères et sœurs sans distinctions de race, de
culture, de religion, etc. Mais au regard de l’amour que Dieu porte à tous les
hommes sans exclusive.
La
plantation de Dieu est si vaste qu’elle touche tous les aspects de la vie
humaine et par conséquent la nôtre. Il faut nous faut par conséquent labourer
et désherber tous les aspects de notre vie qui le requiert. Il s’agit des
aspects professionnel, amoureux, social, et même intérieur. Tous ces
compartiments de notre vie doivent être laboures et ensemences de l’Evangile
afin que nous portions des fruits tels que le pardon, l’amour, la paix intérieure,
la foi, la joie, etc. Ce sont ces fruits qui doivent demeurer en nous et par
lesquels nous pourrons monter comment la vie en Jésus est belle et mérite
d’être expérimenté et vécu.
Les
fruits que nous portons doivent être à la fois intérieurs et extérieurs.
BON DIMANCHE A TOUS.
AKPINDRIN DÉSIRÉ
Libellés :
Editorial
Pays/territoire :
CHU Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire
dimanche 26 février 2012
RETOURNONS AU SEIGNEUR
Mercredi dernier,
Mercredi des Cendres, a été donné le top départ de quarante jours de pénitence,
quarante jours de marche avec le Seigneur vers sa Pâques. A travers ce temps de
Carême, Dieu nous invite à un changement de comportement, à nous abandonner
totalement à lui comme les quatre pêcheurs de l’Evangile. Ils ont tout laissé
pour suivre le Christ dans une aventure dont ils n’avaient pas la moindre
connaissance préalable (Mc 1, 12-15). C’est cette attitude de total abandon à
l’égard de Dieu, comme un enfant envers son père, que nous devons avoir durant
ces quarante jours.
Le Carême doit être un moment de
conversion véritable pour nous chrétiens. Ainsi, bien que pénible, il doit être
vécu avec amour et persévérance. Car au bout du compte se trouve la récompense
: le salut en Jésus-Christ.
Certes «le Christ lui-même a souffert,
une fois pour toutes, pour les péchés des humains, innocent, il est mort pour
des coupables, afin de nous amener à Dieu» (1 P 3, 18). Mais toi, quelle est ta
contribution à ce salut qu’apporte l’Agneau de Dieu ? Vas-tu rester là les bras
croisés à attendre que Dieu descende à nouveau faire ce que toi tu peux faire ?
Ou bien vas-tu attendre que les autres prient ou jeûnent à ta place parce que
tu es trop occupé ou que tu n’es pas disposé? Dieu nous a créés sans nous, mais
il ne nous sauvera pas sans nous. C’est sûr. De plus, comme le révèle la
première lecture, Dieu a conclu une alliance avec la race humaine et l’espèce
animale : celle de ne plus ravager la terre par la grande inondation car dit-il
«je place mon arc dans les nuages ; il sera un signe qui rappellera
l’engagement que j’ai pris à l’égard de la terre» (Gn 9, 13). Dieu nous a fait
une promesse et il l’a tenue. Mieux, il nous a promis son Fils Unique
Jésus-Christ. Il nous l’a envoyé pour notre salut. Et nous, que lui
promettons-nous en ce temps de pénitence ? Si tu ne l’as pas encore fait, il
est encore temps de lui faire une, deux, promesses que tu devras tenir tout le
long de ce Carême, voire même au delà.
Mon frère, ma sœur, ne restons pas des
chrétiens superficiels, rongés par la routine. Quittons nos boueux marécages et
descendons nous ressourcer en eau profonde. C’est ainsi que nous pourrons avoir
une intimité avec le Christ afin de ressusciter avec lui au jour de Pâques.
Bon
Carême à toutes et à tous !
Noël
KOYA
Libellés :
Editorial
Pays/territoire :
CHU Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire
mercredi 22 février 2012
TEMPS DE CAREME, TEMPS DE RECONCILIATION
Aujourd’hui, l’Église
catholique célèbre le Mercredi des cendres. Par cette célébration, nous entrons
de plain-pied dans le temps de carême. Période de quarante jours au cours de
laquelle nous allons nous préparer à la plus grande fête chrétienne : la Pâques
de notre Seigneur Jésus Christ. C’est le
temps des trois "P" : Prière, Partage (aumône), Pénitence. Il s’agit
au cours de cette période de se mortifier, de prier davantage pour ne pas
succomber à la tentation.
Le Mercredi des cendres est un jour qui
revêt une importance particulière: la réception des cendres sur notre front. Ce
geste qui traduit notre état de pécheur est un signe de pénitence, laquelle
pénitence doit nous amener à la conversion. C’est pourquoi, l’une des deux
paroles prononcées lors de l’imposition des
cendres est: «Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» (Mc 1,
15). Cette conversion dont nous parle le Christ s’exprime par le changement de
comportement. C’est-à-dire rompre avec tout ce qui n’honore pas le Christ pour
faire uniquement et exclusivement ce qu’il nous demande.
Le temps de carême est aussi un temps
approprié pour nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Il
s’agit pour nous de demeurer unis en nous
réunissant : «Réunissez le peuple(…) rassemblez les anciens, réunissez
petits enfants et nourrissons!» (Jl 2, 16). Le fait de rassembler les uns et les
autres met en exergue la réconciliation. Car vouloir rassembler suppose que
nous devions aller vers nos semblables sans distinction aucune pour que nous
puissions vivre désormais main dans la main. Tous ces actes vertueux que nous
aurons à poser doivent se faire dans la discrétion totale.
Frères et sœurs, la réconciliation
véritable ne peut se faire sans Dieu. Il en est la source. C’est pourquoi, à
tout instant, nous devons lui demander son aide pour qu’il nous accorde cette
force de pardonner à nos semblables.
Même à ceux qui nous ont fait du tort et
que nous haïssions autrefois. Nous devons les accepter tels qu’ils sont. Le
faisant, nous mettons en pratique la parole de Dieu qui nous demande d’être
vertueux. C’est ainsi que nous pourrons dire comme Saint Paul : «Nous sommes
les ambassadeurs du Christ» (2 Co 5, 20). Car un ambassadeur respecte et fait
tout ce que son mandataire lui demande. Il le représente dignement là où il se
trouve.
Bon
temps de carême à toutes et à tous!
Patrice
N’KEKE
Libellés :
Editorial
Pays/territoire :
CHU Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire
dimanche 19 février 2012
BONNE FETE!
Voici déjà 10 ans qu’est née notre paroisse, cette Famille “où il fait bon vivre”. Certains diront «seulement 10 ans ?» Oui 10 ans! Cela pourrait sembler assez jeune pour se dire «grand». En effet notre paroisse est jeune et est constituée en majorité de jeunes étudiants. Pourtant nous paraissons parfois plus «grand» que cet âge-là, et nous pouvons le dire en citant Pierre Corneille : «Je suis jeune c’est vrai, mais aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années».
Notre
valeur, nous la devons d’abord à la
grâce de Dieu. Ensuite, elle nous vient de notre Saint patron : Saint Albert,
un dominicain, qui de son vivant, avait
déjà été surnommé «Le Grand». Il a
marqué l’histoire de l’Eglise et reste encore connu comme «le docteur Universel». Enfin, nous avons hérité beaucoup de tous ces valeureux
pionniers qui ont cru et qui continuent
de croire en cette œuvre d’édification de la foi catholique en milieu estudiantin. La
tâche n’a pas été facile comme en témoignent nos aînés. D’ailleurs aujourd’hui
encore les défis sont de plus en plus énormes et pour nos pasteurs et pour
nous-mêmes. Mais notre force se trouve justement dans les moments où nous nous
sentons faibles, des moments où nous cédons la place au Christ notre Seigneur.
Il est donc
important pour nous, de marquer une pause aujourd’hui, en cette belle occasion
des 10 ans d’existence de notre paroisse, pour rendre grâce à Dieu et rendre un hommage mérité à nos pionniers, à tous ces prêtres, ces
religieux et religieuses, ces catéchumènes, étudiants, travailleurs, chômeurs,
bienfaiteurs, qui ont contribué à construire et à embellir notre paroisse.
Nous sommes
heureux de voir que cette œuvre, qui a
été la leur et qui aujourd’hui est la nôtre, soit en train de grandir et de
fleurir. C’est donc le moment de prendre le relais pour plus d’engagement au
service de notre Eglise et de notre communauté. Frères et sœurs, la moisson est
abondante mais les ouvriers se font rares. Notre paroisse a plus que jamais
besoin de nous pour son édification afin de continuer à grandir et à demeurer
ce cadre accueillant où peuvent se faire de nombreuses rencontres fructueuses avec
le Christ.
Ravivons
notre foi pour mobiliser les moyens qui nous permettront d’y parvenir. Le
Seigneur qui est notre guide se réjouit de toute œuvre bonne faite par le plus
petit d’entre nous, et il fait bon accueil à nos supplications et nous promet
un avenir rayonnant.
Bonne fête!
Colette KONAN
dimanche 29 janvier 2012
TOUS PRIVILEGIES DEVANT DIEU !
Le refrain du Psaume de ce dimanche devrait pourvoir nous secouer un peu
et provoquer un examen de conscience. En effet le Seigneur nous invite
aujourd’hui à ne pas fermer notre cœur, mais à écouter sa voix. Moïse rappelle
ainsi à ses compatriotes leur demande au Seigneur au pied du mont Horeb : celle
d’avoir auprès d’eux un prophète qui serait l’interface entre Dieu et son
peuple. Et il en fixe les prérogatives selon les recommandations du Seigneur.
Ce prophète que Dieu suscitera du milieu du peuple recevra les paroles de la
bouche de Dieu et devra les transmettre fidèlement. Au cas contraire, il en
courra le courroux du Seigneur. Car chacun devra rendre compte de ce qu’il aura
fait des paroles du Seigneur. Moïse annonce ainsi le Messie : Jésus-Christ.
Le prophète qui fait la volonté de Dieu
est facilement remarquable. Il enseigne avec autorité. Il chasse les démons,
guérit les malades... Il apporte un plus à sa communauté, et là où il se
trouve, l’on ressent la présence du Dieu Créateur et très bon. Saint Marc
témoigne de la puissance inestimable de la parole qui sort de la bouche de
Jésus dont la présence débusque l’ennemi et lui impose le silence. Cet ennemi
est toujours à l’œuvre sous diverses formes (‘’le broutage’’, le manque de
charité etc.) Il a en effet acquis des droits sur nous en raison de nos
complicités avec le péché et il ne se reconnaît pas vaincu sans opposer
auparavant une farouche résistance. N’a-t-il pas raison de penser que nous lui
appartenons pour toujours ?
Tant que notre cœur demeurera double,
nous serons à la merci du «trompeur» qui désire nous éloigner de Dieu. Or cela
n’est pas de notre intérêt, nous conseille Paul en homme avisé ! Notre vie est
une offrande à présenter à tout moment à Dieu. Il n’y pas de moins privilégié
parmi les enfants de Dieu. Que nous soyons appelés à une vie consacrée ou de
mariage ou encore de célibat, tous nous avons de la valeur aux yeux de Dieu qui
a institué ces différentes vocations. Et chaque option faite doit être
débarrassée de toute doublure et être consacrée entièrement au Seigneur.
Laissons la Parole vivante et agissante
du Seigneur nous pénétrer et nous guider sans opposition, de sorte à être
transformé pour la gloire de Dieu et pour notre salut.
Bon Dimanche !
Joseph YAO
Libellés :
Editorial
Pays/territoire :
CHU Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire
dimanche 22 janvier 2012
SOYONS PRETS POUR L’ENVOI EN MISSION!
Le choix des collaborateurs est une tâche parfois difficile pour la réussite des
différents objectifs et missions que nous nous sommes assignés. Pourtant, Jésus
appelle ses futurs collaborateurs sans aucun critère défini. Il les a choisis
par pure grâce. Pour faire connaître le
règne de Dieu, le Christ a besoin de personnes capables pour cette mission: ramener
des âmes à Dieu et mieux faire connaître le règne de Dieu pour une véritable
conversion.
S’engager à la suite du Christ est
éprouvant. Mais celui qui fait ce choix a fait le meilleur des choix. Ne nous
le dit-il pas, que quiconque aura abandonné père, mère et enfant pour faire son œuvre aura une grande récompense.
Dès lors, comme les disciples qui se sont engagés à sa suite, mettons notre confiance en lui tout annonçant en la
parole de Dieu dans nos différents milieux de vie. Avec le baptême, nous
revêtons le Christ et nous sommes appelés à aller en mission pour amener nos
frères et sœurs à Jésus, ce «trésor» estimable que nous avons découvert. Nous
nous posons parfois des questions par rapport à notre marche à sa suite. Demandons-lui dans nos différentes
prières notre vocation et la place qu’il faut pour faire son œuvre. En outre, nous nous engageons à la suite du Christ en faisant beaucoup de calculs
notamment pour le matériel, les intérêts pécuniaires, notre
famille,…(Mt 6, 33-34), qui
constituent le plus souvent des obstacles qui nous empêchent d’aller en eau
profonde. Il sait ce dont nous avons besoin pour notre épanouissement. Alors n’hésitons
pas à nous engager à sa suite quand il nous appelle pour nous envoyer en
mission.
Soyons donc des Jonas des temps
modernes, demandons à Jésus-Christ avec le secours du Saint-Esprit afin
d’œuvrer pour l’avènement du royaume de Dieu. Ne résistons donc pas à son
appel. Dieu a besoin de nous pour faire avancer son règne. Malheureusement
nombreux sont ceux qui s’opposent à son appel. Ne soyons pas sourds. Au
contraire, il est mieux de plaire au
Seigneur en faisant ses œuvres que de plaire aux hommes qui aiment les choses abstraites de ce monde.
Accepter de faire l’œuvre de Dieu nous
ouvre les portes du salut. Alors, répondons favorablement à l’appel que le Christ nous lance.
Bon
Dimanche à toutes et à tous !
Francis
DAVODOUN
dimanche 22 mai 2011
Christ, l’unique et vrai rédempteur
Il nous arrive bien souvent de
faiblir dans notre cheminement avec le Christ, car la voie n’est pas toujours
rectiligne. Elle est parfois tortueuse,
emprunte de ronces et d’épines qui jaugent notre degré de foi. Quelques fois
nous sommes envahis par le doute lorsque tout nous paraît stérile : nos
prières les plus ferventes ne produisent aucun résultat escompté, Dieu semble
ne pas se préoccuper de notre sort, bref !
Nous nous sentons abandonnés au
point de nous interroger sur la nécessité de consentir encore des efforts et de nourrir tant d’espérance
pour « rien » en fin de compte.
Certains de nous vont jusqu’à caresser l’idée
d’expérimenter d’autres « dieux ». Tout ceci montre notre trop
grande propension pour l’immédiat, le visible et le palpable ; nous ne
savons pas être patients. Cela est tellement plausible que même certains
disciples de Jésus, en l’occurrence Philippe malgré la grâce qu’il avait de
marcher aux côtés du fils de Dieu et de l’assister dans son ministère, a fait
montre d’impatience et de scepticisme quand bien même Celui –ci leur expliquer
sa similitude avec le Père : « Si vous me connaissiez, vous
connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous
l'avez vu » Jean 14,7. Et Philippe de rétorquer : « Seigneur,
montre-nous le Père, et cela nous suffit » Jean 14,8.
C’est le lieu pour nous de réaffirmer notre
foi en Christ, vrai homme et vrai Dieu, l’unique pont entre le Père et nous.
Comme une jeune pousse ne peut grandir sans la rosée du jour, nous ne saurions
rentrer dans le dessein de Dieu le Père sans avoir au paravent gagner l’estime
du Christ. Et cela n’est possible que si nous apprenons à lui faire confiance,
à le mettre au centre de toutes nos préoccupations, car loin de son regard
notre vie n’est que vanité. La parole de Dieu contenue dans la bible est la
sève nourricière de notre esprit. Apprenons à la pratiquer au quotidien pour
maintenir allumer la flamme de notre foi. Devant la rudesse de l’adversité,
nous devons faire montre de sagesse par la foi, car le Seigneur agit en secret
et cela ne doit faire l’ombre d’aucun doute. Gardons altière notre démarche à
la suite du Christ.
Ce jour, les textes liturgiques nous
invitent à redonner au Christ la place qui est la sienne dans notre vie. Cette
place se décline en trois aspects d’égale importance. Primo, Jésus est notre unique sauveur et en tant que tel, Il prépare la place pour
chacun de nous, afin que nous puissions nous asseoir avec Lui à la droite de
Dieu le Père. Deuxio, Il nous aime tous malgré nos péchés. Son amour pour nous
est tellement grand qu’Il a mal de nous voir nous haïr ; Il partage chaque
jour cet Amour avec nous et voudrait en retour que nous en fassions autant dans
nos rapports interindividuels. C’est la seule récompense qu’Il voudrait
recevoir de nous pour tout cet intérêt qu’Il nous témoigne. Tercio, comme une
boussole, Il nous guide afin que nous ne nous éloignions pas du droit chemin. Son
regard bienveillant nous accompagne toujours. Il nous ménage chaque fois pour
que nous demeurions dans sa lumière, car
nous avons du prix à ses yeux.
Seigneur, rend-nous digne de mériter
tout ce grand Amour que tu as pour nous, en nous apprenant à nous aimer. Apprend-nous également à comprendre avec foi
certains évènements de la vie et éloigne de nous toute mauvaise intention qui
veille nous détourner de toi.
Hermanh
MASSIE
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