Il nous arrive bien souvent de
faiblir dans notre cheminement avec le Christ, car la voie n’est pas toujours
rectiligne. Elle est parfois tortueuse,
emprunte de ronces et d’épines qui jaugent notre degré de foi. Quelques fois
nous sommes envahis par le doute lorsque tout nous paraît stérile : nos
prières les plus ferventes ne produisent aucun résultat escompté, Dieu semble
ne pas se préoccuper de notre sort, bref !
Nous nous sentons abandonnés au
point de nous interroger sur la nécessité de consentir encore des efforts et de nourrir tant d’espérance
pour « rien » en fin de compte.
Certains de nous vont jusqu’à caresser l’idée
d’expérimenter d’autres « dieux ». Tout ceci montre notre trop
grande propension pour l’immédiat, le visible et le palpable ; nous ne
savons pas être patients. Cela est tellement plausible que même certains
disciples de Jésus, en l’occurrence Philippe malgré la grâce qu’il avait de
marcher aux côtés du fils de Dieu et de l’assister dans son ministère, a fait
montre d’impatience et de scepticisme quand bien même Celui –ci leur expliquer
sa similitude avec le Père : « Si vous me connaissiez, vous
connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous
l'avez vu » Jean 14,7. Et Philippe de rétorquer : « Seigneur,
montre-nous le Père, et cela nous suffit » Jean 14,8.
C’est le lieu pour nous de réaffirmer notre
foi en Christ, vrai homme et vrai Dieu, l’unique pont entre le Père et nous.
Comme une jeune pousse ne peut grandir sans la rosée du jour, nous ne saurions
rentrer dans le dessein de Dieu le Père sans avoir au paravent gagner l’estime
du Christ. Et cela n’est possible que si nous apprenons à lui faire confiance,
à le mettre au centre de toutes nos préoccupations, car loin de son regard
notre vie n’est que vanité. La parole de Dieu contenue dans la bible est la
sève nourricière de notre esprit. Apprenons à la pratiquer au quotidien pour
maintenir allumer la flamme de notre foi. Devant la rudesse de l’adversité,
nous devons faire montre de sagesse par la foi, car le Seigneur agit en secret
et cela ne doit faire l’ombre d’aucun doute. Gardons altière notre démarche à
la suite du Christ.
Ce jour, les textes liturgiques nous
invitent à redonner au Christ la place qui est la sienne dans notre vie. Cette
place se décline en trois aspects d’égale importance. Primo, Jésus est notre unique sauveur et en tant que tel, Il prépare la place pour
chacun de nous, afin que nous puissions nous asseoir avec Lui à la droite de
Dieu le Père. Deuxio, Il nous aime tous malgré nos péchés. Son amour pour nous
est tellement grand qu’Il a mal de nous voir nous haïr ; Il partage chaque
jour cet Amour avec nous et voudrait en retour que nous en fassions autant dans
nos rapports interindividuels. C’est la seule récompense qu’Il voudrait
recevoir de nous pour tout cet intérêt qu’Il nous témoigne. Tercio, comme une
boussole, Il nous guide afin que nous ne nous éloignions pas du droit chemin. Son
regard bienveillant nous accompagne toujours. Il nous ménage chaque fois pour
que nous demeurions dans sa lumière, car
nous avons du prix à ses yeux.
Seigneur, rend-nous digne de mériter
tout ce grand Amour que tu as pour nous, en nous apprenant à nous aimer. Apprend-nous également à comprendre avec foi
certains évènements de la vie et éloigne de nous toute mauvaise intention qui
veille nous détourner de toi.
Hermanh
MASSIE
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