dimanche 22 septembre 2013

PAS SEULEMENT CRISE ECONOMIQUE

            « Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent”.  Les disciples de Jésus que nous sommes, ne peuvent pas oublier en ces temps  ces paroles de Jésus, car elles contiennent l’avertissement le plus grave que Jésus ait laissé à l’Humanité. L’Argent, devenu une idole absolue, est le grand ennemi qui empêche de construire ce monde plus juste et plus fraternel voulu par Dieu.

            Malheureusement, la Richesse est devenue dans notre monde globalisé une idole d’un immense pouvoir qui a besoin, pour subsister, d’un nombre de plus en plus élevé de victimes et qui déshumanise et appauvrit de plus en plus l’histoire humaine. Nous nous trouvons en ce temps piégés par une crise  générée en grande partie par l’envie d’accumuler.

            En fait, tout est organisé, programmé et dynamisé à partir de cette logique: chercher à produire davantage, à consommer davantage, avec plus d’énergie et plus de pouvoir sur les autres…C’est une logique impérialiste. Si nous ne faisons rien pour l’arrêter, elle peut mettre en danger l’être humain et même la Planète Terre.

            Peut-être, faut-il d’abord prendre conscience de ce qui arrive. Il ne s’agit pas seulement d’une crise économique. C’est une crise sociale et humaine. Nous avons actuellement suffisamment de données dans notre environnement et dans l’horizon du monde pour percevoir le drame humain où nous sommes plongés.

            Il est chaque jour  plus évident qu’un système  qui pousse une minorité de riches à prendre de plus en plus de pouvoir, abandonnant des millions d’êtres humains à la famine et à la misère, devient quelque chose d’insensé et d’insupportable. Inutile de regarder ailleurs.
            Même les sociétés les plus avancées sont incapables d’assurer un travail digne à des millions de citoyens. Quel est ce progrès qui, nous lançant tous  vers le bien-être, laisse tant de familles sans ressources pour vivre dignement ?

            La crise est en train de ruiner le système démocratique. Coincés par les exigences de l’Argent, les gouvernants ne peuvent pas s’occuper de vrais besoins de leurs peuples. Que devient-elle, la politique, si elle n’est plus au service du bien commun ?

            La diminution des dépenses sociales dans les divers domaines et la privatisation intéressée et indigne des services publics tels que la santé continueront de frapper les plus vulnérables, en générant de plus en plus d’exclusion, d’inégalité honteuse et de fracture sociale.

            Nous, disciples de Jésus, nous ne pouvons pas continuer à vivre enfermés dans une religion isolée de ce drame humain. Les communautés chrétiennes peuvent devenir en ce temps, un espace de prise de conscience, de discernement et d’engagement. Nous devons nous entraider à vivre dans la lucidité et dans la responsabilité. La crise peut nous rendre plus humains et plus chrétiens.    

Auteur: José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna, csv

Réseau d’évangélisation BONNES NOUVELLES
Contribue à vivre la crise en suivant Jésus.
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22 septembre 2013
25 Temps ordinaire  (C)
Luc 16, 1-13



dimanche 15 septembre 2013

L’EFFORT A ETE RECOMPENSE

 Le samedi 07 septembre 2013, la Communauté Catholique des Etudiants d’Abidjan (CCEA) a récompensé les meilleurs élèves et donné des attestations de participation aux enseignants des cours de vacances qu’elle a organisé du 05 août au 05 septembre 2013 sur la paroisse.

UNE CEREMONIE EN FANFARE
La CCEA a marqué d’une pierre blanche la cérémonie de clôture des cours de vacances 2013. Ainsi, au son de la fanfare, les différents récipiendaires ont pris leurs attestations qui leurs ont été remises par M. N’DRI Augustin, président de la CCEA, Hermann ABOA, président de l’Association Ivoirienne des Journalistes Catholiques (AIJC), le Père DAGO, dominicain et Mme LATH, parent d’élève.





ILS ETAIENT MOBILISES
Les apprenants des cours de vacances ont répondu favorablement à l’invitation de la direction cours de vacances. Ils ont font montre de leur savoir-faire à travers le ballet qu’ils exécuté sous l’ovation des parents et enseignants. C’était pour eux une manière de  mettre fin aux vacances 2013 pour entamer la nouvelle rentrée scolaire prévue pour le 16 septembre 2013.
Rappelons que M. N’DRI Augustin a promis de tenir compte des impairs de l’organisation de ces cours de vacances 2013 pour mieux parfaire celles de 2014.
Un partage fraternel a mis fin à cette cérémonie.


Quelques photos:


Patrice N’KEKE

LE GESTE LE PLUS SCANDALEUX

Le geste le plus provocateur et le plus scandaleux de Jésus  a été sans doute sa manière d’accueillir, avec une sympathie particulière les pécheurs et les pécheresses, exclus par les dirigeants religieux et marqués socialement par leur conduite en marge de la Loi. Ce qui dérangeait le plus c’était son habitude de manger amicalement avec eux.

            Nous oublions souvent que Jésus a créé une situation surprenante dans la société de son temps. Les pécheurs ne le fuient pas. Bien au contraire, ils se sentent attirés par sa personne et par son message.  Luc nous dit que  « les pécheurs et les publicains avaient l’habitude de fréquenter Jésus pour l’écouter ». Vraisemblablement, ils trouvent en lui un accueil et une compréhension qu’ils ne retrouvent nulle part ailleurs.

            Entre-temps, les secteurs pharisiens et les docteurs de la Loi, les hommes qui jouissent du plus grand prestige moral et religieux devant le peuple, ne savent que critiquer scandalisés le comportement de Jésus: “Celui-ci accueille les pécheurs et mange avec eux”.  Comment un homme de Dieu peut-il partager  sa table avec ces personnes pécheresses et indésirables ?

            Jésus n’a jamais  fait cas de leurs critiques. Il savait que Dieu n’est pas le Juge sévère et rigoureux dont ces maîtres qui occupaient les premières places dans les synagogues, parlaient avec tant d’assurance.  Il connaît bien le cœur du Père. Dieu comprend les pécheurs ; il offre à tous son pardon ; il n’exclut personne ; il pardonne tout.  Personne ne doit obscurcir ni défigurer son pardon insondable  et gratuit.

            C’est pourquoi, Jésus leur offre sa compréhension et son amitié. Ces prostituées et ces collecteurs d’impôts doivent se sentir accueillis par Dieu. Cela d’abord. Ils n’ont rien à craindre. Ils peuvent partager sa table, boire du vin et chanter des cantiques avec Jésus. Son accueil les guérit de l’intérieur. Son accueil les libère de la honte et de l’humiliation. Il leur rend la joie de vivre.

            Jésus les accueille tels qu’ils sont, sans  rien leur demander au préalable. Il leur communique petit à petit sa paix et sa confiance en Dieu, sans être sûr qu’ils répondront en changeant de conduite. Il le fait en se confiant totalement à la miséricorde de Dieu qui les attend déjà les bras ouverts, comme un père bon qui court à la rencontre de son fils égaré.

            La première tâche d’une Eglise fidèle à Jésus n’est pas de condamner les pécheurs mais de les comprendre et de les accueillir amicalement. J’ai pu vérifier à Rome, il y a quelques mois que chaque fois que le Pape François insistait sur l’idée que Dieu pardonne toujours, pardonne tout et pardonne à tous…, les gens applaudissaient avec enthousiasme. C’est sûrement ce que beaucoup de gens, à la foi petite et hésitante,  ont besoin d’entendre clairement aujourd’hui de l’Eglise.

Auteur : José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna


Réseau d’évangélisation BONNES NOUVELLES
Annonce le pardon gratuit de Dieu à tous
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15 septembre 2013
24 Temps ordinaire(C)
Luc 15, 1-32

dimanche 8 septembre 2013

QUEL BONHEUR ! «UNIS A JAMAIS DEVANT DIEU»


M. CHERIF Djibril Dimitri, responsable de l’Equipe des lecteurs de Saint Albert le Grand et Mlle GNAGO Flore Sandrine ont convolé en justes noces le samedi 31 août 2013 à l’hôtel communal de Cocody. Quant à la bénédiction nuptiale, elle a eu lieu le même jour à Saint Albert le Grand aux environs de 14h.

 


UNE HOMELIE-ENSEIGNEMENT
Le Père Honoré BEUGRE, actuel doyen de la faculté de droit canonique de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire d’Abidjan (UCAO-UUA) qui présidait la  bénédiction nuptiale a parlé en long et en large du mariage religieux. "Se marier à l’église est un acte de foi (…) se marier, c’est dire oui à Dieu" dixit. Poursuivant, il a exhorté les hommes qui vivent dans le concubinage à se marier. Selon lui : "La femme n’est pas un cahier ou une leçon à étudier." S’adressant aux élus du jour, il dit : "Dimitri et Sandrine, vous êtes unis à jamais devant Dieu." Notons que cette cérémonie a vu la présence de plusieurs prêtres et séminaristes dont l’abbé GNAGO Anicet, clerc de Saint Viateur et frère aîné de la mariée.

CONSECRATION A LA VIERGE MARIE
 
M. et Mme CHERIF se sont consacrés à la Vierge Marie. Ils ont décidé de marcher dans ses pas. Cette consécration a été l’occasion pour la chorale les chérubins de la paroisse universitaire Saint Albert le Grand de chanter des chants à Marie. Lesquels chants ont permis à l’assemblée d’exécuter quelques pas de danse.

FORTE MOBILISATION DES MEMBRES DE L’EQUIPE DES LECTEURS
De la cérémonie civile à l’hôtel communal de Cocody le samedi 31 août  à la messe d’action de grâce du dimanche 01 septembre 2013, les membres de l’équipe des lecteurs se sont illustrés de la plus belle manière que ce soit. Ils ont soutenu leur responsable et son épouse. Par leur présence, ils ont témoigné de leur affection à l’endroit du nouveau couple.

DES RECEPTIONS GLORIEUSES
Après bénédiction nuptiale, les parents, amis et connaissances du couple CHERIF ont été conviés à un partage fraternel à l’Institut National de Formation Sociale (INFS). Là, tous ont mangé et bu à satiété. Le dimanche 01 septembre 2013, le couple CHERIF a encore reçu tous leurs parents, amis et connaissances à Anono. Rappelons que ces deux réceptions se sont déroulées dans une ambiance festive.

Patrice N’KEKE

PAS N’IMPORTE COMMENT

            Jésus est en route vers Jérusalem. L’évangéliste nous dit « qu’il était accompagné d’une grande foule ». Cependant, Jésus ne se fait pas d’illusions. Il ne se laisse pas tromper par l’enthousiasme passager des gens. Aujourd’hui, certains s’inquiètent de la diminution du nombre de chrétiens. Jésus s’intéresse plus à la qualité de ses disciples qu’à leur nombre.

            Soudain, “il se retourne” et commence à entretenir  cette foule des exigences concrètes demandées à ceux qui veulent le suivre de manière lucide et responsable. Il ne veut pas que les gens le suivent n’importe comment. Etre disciple de Jésus est une décision qui doit marquer la vie entière de la personne.

            Jésus leur parle d’abord de la famille. Ces gens-là ont leur propre famille : des pères, des mères, femme et enfants, frères et sœurs. Ce sont leurs êtres les plus chers et intimes. Mais s’ils ne laissent pas de côté leurs intérêts familiaux pour collaborer avec lui à promouvoir une  famille humaine, fondée non pas sur les liens du sang mais sur la justice et la solidarité fraternelle, ils ne pourront pas être ses disciples.

            Jésus n’est pas en train de penser à détruire les foyers en supprimant l’affection et la vie en famille. Mais si quelqu’un met au-dessus de tout l’honneur de la famille, le patrimoine, l’héritage ou le bien-être familial, il ne pourra pas être son disciple ni travailler avec lui dans le projet de construction d’un monde plus humain.

            Plus encore. Si quelqu’un ne pense qu’à lui-même et à ses affaires, s’il ne vit que pour la jouissance de son bien-être, s’il ne s’inquiète que de ses intérêts, il ne faut pas qu’il se trompe, il ne peut pas être disciple de Jésus. Il manque de liberté intérieure, de cohérence et de responsabilité pour prendre la suite de Jésus  au sérieux.

            Jésus continue de parler durement. « Celui qui ne prend pas sa croix derrière moi, ne peut pas être mon disciple ». Si quelqu’un vit en évitant les problèmes et les conflits, sans savoir assumer des risques et des sacrifices, s’il n’est pas prêt à supporter des souffrances à cause du royaume de Dieu et de sa justice, il ne peut pas être disciple de Jésus.

            On ne peut pas être chrétien n’importe comment. Il ne faut pas confondre la vie chrétienne avec des manières de vivre qui défigurent et vident la suite humble  et responsable de Jésus, de son contenu.

            Nous sommes surpris de la liberté avec laquelle le Pape François dénonce des styles de vie chrétienne qui n’ont rien à voir avec les disciples de Jésus: «chrétiens aux bonne manières mais aux mauvaises habitudes”, “des croyants de musée”, “des hypocrites de la casuistique”, “des chrétiens incapables de vivre à contre-courant”, des chrétiens “corrompus” qui ne pensent qu’à eux-mêmes, des « chrétiens polis » qui n’annoncent pas l’évangile…

Auteur : José Antonio Pagola
Traducteur : Carlos Orduna, csv



Réseau d’évangélisation BONNES NOUVELLES
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8 septembre2013
23 Temps ordinaire (C)
Luc, 14, 25-33