dimanche 1 juillet 2012

COMME UN ENFANT


Petit enfant, nous avions une confiance absolue en notre père, de sorte que face à une situation donnée, nous nous référions à lui. Pour exemple, lorsque nous étions battus par un tiers, nous lancions presque instantanément : «je vais dire à mon papa», ou encore lorsque nous n’avions pas un jouet que possède un ami, c’est « mon papa va acheter pour moi » qui nous servait de réconfort. Pour l’enfant que nous étions, le géniteur est le maître absolu, la puissance physique, financière, intellectuelle, morale ; en un mot le «super homme» à qui il recourt lorsqu’il se sent menacé ou impuissant. C’est ce sentiment d’abandon total que doit avoir chaque chrétien à l’égard de Dieu son Créateur à travers son Fils Unique Jésus-Christ. Et comme un petit enfant qui estime son père l’imite dans ses moindres faits et gestes, nous devons aussi imiter le Christ et nous engager à sa suite, quel qu’en soit le prix à payer. Or, nous savons tous que suivre Christ coûte toujours quelque chose à qui s’y engage. Ce coût a un volet moral consistant en des railleries, des insultes, des médisances, le mépris venant le plus souvent de nos proches, ceux-là même qui nous connaissent mieux et sur qui nous espérons compter pour nous accompagner sur ce chemin.
L’ayant expérimenté de par lui-même, Jésus nous avertit dans l’Evangile que «un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison» (Mc 6, 4). En prenant la condition humaine pour vivre les réalités de sa créature, Dieu a voulu montrer son amour pour le genre humain et l’inviter ainsi à s’inscrire dans son plan de salut pour lui. Cela implique que nous puissions nous conformer à ses préceptes, mais aussi et surtout avoir le regard toujours fixé sur lui comme lui Jésus avait le regard fixé sur le Père Céleste qu’il a invoqué à chaque instant de sa vie terrestre. Nous sommes donc appelés à fonder notre espoir en Jésus-Christ, à demeurer solidement encrés en lui comme une maison bâtie sur du roc que ni la tempête, ni les torrents ne pourront emporter. Comme un enfant qui tient la main de son père et se laisse guider par lui, laissons-nous conduire par Dieu à travers son Fils Jésus. Mettons-nous sous sa tutelle pour bénéficier sans réserve de sa puissance salvatrice et protectrice afin que, face à l’adversité et aux accusations diverses, Christ prenne notre défense. Et comme à un enfant, demeurons-lui sincèrement fidèles pour être inondés de sa puissance libératrice afin de résister aux railleries, aux insultes, aux médisances et au mépris de nos ennemis et bourreaux. Faisons-lui appel dans nos moments de faiblesse pour bénéficier de sa bienveillante assistance car, nous dit la deuxième lecture, «lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort» (2 Co 12, 10).
Bon dimanche à toutes et à tous !
Noël KOYA

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