dimanche 26 février 2012

RETOURNONS AU SEIGNEUR


Mercredi dernier, Mercredi des Cendres, a été donné le top départ de quarante jours de pénitence, quarante jours de marche avec le Seigneur vers sa Pâques. A travers ce temps de Carême, Dieu nous invite à un changement de comportement, à nous abandonner totalement à lui comme les quatre pêcheurs de l’Evangile. Ils ont tout laissé pour suivre le Christ dans une aventure dont ils n’avaient pas la moindre connaissance préalable (Mc 1, 12-15). C’est cette attitude de total abandon à l’égard de Dieu, comme un enfant envers son père, que nous devons avoir durant ces quarante jours.

        Le Carême doit être un moment de conversion véritable pour nous chrétiens. Ainsi, bien que pénible, il doit être vécu avec amour et persévérance. Car au bout du compte se trouve la récompense : le salut en Jésus-Christ.

        Certes «le Christ lui-même a souffert, une fois pour toutes, pour les péchés des humains, innocent, il est mort pour des coupables, afin de nous amener à Dieu» (1 P 3, 18). Mais toi, quelle est ta contribution à ce salut qu’apporte l’Agneau de Dieu ? Vas-tu rester là les bras croisés à attendre que Dieu descende à nouveau faire ce que toi tu peux faire ? Ou bien vas-tu attendre que les autres prient ou jeûnent à ta place parce que tu es trop occupé ou que tu n’es pas disposé? Dieu nous a créés sans nous, mais il ne nous sauvera pas sans nous. C’est sûr. De plus, comme le révèle la première lecture, Dieu a conclu une alliance avec la race humaine et l’espèce animale : celle de ne plus ravager la terre par la grande inondation car dit-il «je place mon arc dans les nuages ; il sera un signe qui rappellera l’engagement que j’ai pris à l’égard de la terre» (Gn 9, 13). Dieu nous a fait une promesse et il l’a tenue. Mieux, il nous a promis son Fils Unique Jésus-Christ. Il nous l’a envoyé pour notre salut. Et nous, que lui promettons-nous en ce temps de pénitence ? Si tu ne l’as pas encore fait, il est encore temps de lui faire une, deux, promesses que tu devras tenir tout le long de ce Carême, voire même au delà.

         Mon frère, ma sœur, ne restons pas des chrétiens superficiels, rongés par la routine. Quittons nos boueux marécages et descendons nous ressourcer en eau profonde. C’est ainsi que nous pourrons avoir une intimité avec le Christ afin de ressusciter avec lui au jour de Pâques.

Bon Carême à toutes et à tous !
Noël KOYA

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