Aujourd’hui, l’Église
catholique célèbre le Mercredi des cendres. Par cette célébration, nous entrons
de plain-pied dans le temps de carême. Période de quarante jours au cours de
laquelle nous allons nous préparer à la plus grande fête chrétienne : la Pâques
de notre Seigneur Jésus Christ. C’est le
temps des trois "P" : Prière, Partage (aumône), Pénitence. Il s’agit
au cours de cette période de se mortifier, de prier davantage pour ne pas
succomber à la tentation.
Le Mercredi des cendres est un jour qui
revêt une importance particulière: la réception des cendres sur notre front. Ce
geste qui traduit notre état de pécheur est un signe de pénitence, laquelle
pénitence doit nous amener à la conversion. C’est pourquoi, l’une des deux
paroles prononcées lors de l’imposition des
cendres est: «Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» (Mc 1,
15). Cette conversion dont nous parle le Christ s’exprime par le changement de
comportement. C’est-à-dire rompre avec tout ce qui n’honore pas le Christ pour
faire uniquement et exclusivement ce qu’il nous demande.
Le temps de carême est aussi un temps
approprié pour nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Il
s’agit pour nous de demeurer unis en nous
réunissant : «Réunissez le peuple(…) rassemblez les anciens, réunissez
petits enfants et nourrissons!» (Jl 2, 16). Le fait de rassembler les uns et les
autres met en exergue la réconciliation. Car vouloir rassembler suppose que
nous devions aller vers nos semblables sans distinction aucune pour que nous
puissions vivre désormais main dans la main. Tous ces actes vertueux que nous
aurons à poser doivent se faire dans la discrétion totale.
Frères et sœurs, la réconciliation
véritable ne peut se faire sans Dieu. Il en est la source. C’est pourquoi, à
tout instant, nous devons lui demander son aide pour qu’il nous accorde cette
force de pardonner à nos semblables.
Même à ceux qui nous ont fait du tort et
que nous haïssions autrefois. Nous devons les accepter tels qu’ils sont. Le
faisant, nous mettons en pratique la parole de Dieu qui nous demande d’être
vertueux. C’est ainsi que nous pourrons dire comme Saint Paul : «Nous sommes
les ambassadeurs du Christ» (2 Co 5, 20). Car un ambassadeur respecte et fait
tout ce que son mandataire lui demande. Il le représente dignement là où il se
trouve.
Bon
temps de carême à toutes et à tous!
Patrice
N’KEKE
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