mercredi 22 février 2012

TEMPS DE CAREME, TEMPS DE RECONCILIATION


       
Aujourd’hui, l’Église catholique célèbre le Mercredi des cendres. Par cette célébration, nous entrons de plain-pied dans le temps de carême. Période de quarante jours au cours de laquelle nous allons nous préparer à la plus grande fête chrétienne : la Pâques de notre Seigneur Jésus Christ.  C’est le temps des trois "P" : Prière, Partage (aumône), Pénitence. Il s’agit au cours de cette période de se mortifier, de prier davantage pour ne pas succomber à la tentation.

        Le Mercredi des cendres est un jour qui revêt une importance particulière: la réception des cendres sur notre front. Ce geste qui traduit notre état de pécheur est un signe de pénitence, laquelle pénitence doit nous amener à la conversion. C’est pourquoi, l’une des deux paroles prononcées lors de l’imposition des     cendres est: «Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle» (Mc 1, 15). Cette conversion dont nous parle le Christ s’exprime par le changement de comportement. C’est-à-dire rompre avec tout ce qui n’honore pas le Christ pour faire uniquement et exclusivement ce qu’il nous demande.

        Le temps de carême est aussi un temps approprié pour nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Il s’agit pour nous de demeurer unis en nous  réunissant : «Réunissez le peuple(…) rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons!» (Jl 2, 16). Le fait de rassembler les uns et les autres met en exergue la réconciliation. Car vouloir rassembler suppose que nous devions aller vers nos semblables sans distinction aucune pour que nous puissions vivre désormais main dans la main. Tous ces actes vertueux que nous aurons à poser doivent se faire dans la discrétion totale.

        Frères et sœurs, la réconciliation véritable ne peut se faire sans Dieu. Il en est la source. C’est pourquoi, à tout instant, nous devons lui demander son aide pour qu’il nous accorde cette force de pardonner à  nos semblables. Même à ceux  qui nous ont fait du tort et que nous haïssions autrefois. Nous devons les accepter tels qu’ils sont. Le faisant, nous mettons en pratique la parole de Dieu qui nous demande d’être vertueux. C’est ainsi que nous pourrons dire comme Saint Paul : «Nous sommes les ambassadeurs du Christ» (2 Co 5, 20). Car un ambassadeur respecte et fait tout ce que son mandataire lui demande. Il le représente dignement là où il se trouve.

Bon temps de carême à toutes et à tous!
Patrice N’KEKE

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire