samedi 19 mai 2012

ENGAGEONS-NOUS A LA SUITE DU CHRIST


La chrétienté implique un engagement libre, complet et définitif à marcher à la suite du Christ, à se mettre à son service et à celui de ses frères les humains. C’est en cela que l’Eglise nous donne trois années de préparation afin de cerner tous les contours et les conséquences de cet engagement. De même, le jour de la consécration, c’est-à-dire du baptême, des questions sont publiquement posées aux impétrants afin d’officialiser leur décision d’appartenir à la grande famille des enfants de Dieu. Cet acte, loin d’être du folklore ou une quelconque comédie, est un acte de haute portée spirituelle en ce qu’il nous lie à Jésus dont il nous fait d’une part le cohéritier et d’autre part prêtre, prophète et roi. Ceci fait de nous des élus de Dieu, dont des personnalités d’exception. Et ainsi, nous avons obligation de ne pas faire n’importe quoi, mais d’être les témoins de la vérité qui indiquent le chemin du salut à l’humanité et qui sèment la vie par l’amour et le don de soi. ; car celui envers qui nous nous engageons, Jésus-Christ, est le chemin, la vérité et la vie. Comme lui, qui n’appartient pas au monde, nous aussi par cet engagement, nous nous détachons du monde et de toutes ses emprises, tel que le souligne l’Evangile de ce dimanche.
Ne pas appartenir à ce monde ne nous donne pas de nous en soustraire. Bien au contraire, c’est dans ce monde que nous devons demeurer afin de continuer l’œuvre d’évangélisation de notre Seigneur, pour le rachat des âmes, lui qui nous envoie en ces termes : « allez dans le monde entier, de tous les peuples faites des disciples » (Mt 28, 19). Comme Christ qui a fait fi de son statut de Fils de Dieu, a vécu la condition humaine dans toute sa composante (excepté le péché), nous aussi, nous devons nous consacrer à son œuvre de salut malgré les vicissitudes et les péripéties car, dit-il : « pour eux, je me consacre moi-même, afin qu’ils soient eux aussi consacrés par la vérité (Jn 17, 19).  
Faire l’œuvre de Dieu, se consacrer à lui consiste à enseigner et propager l’amour de Dieu et du prochain autour de soi en tout temps et en toute circonstance sans faux-fuyant. L’amour nous rapproche de Dieu et des hommes car « Dieu est amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure uni à Dieu et Dieu demeure en lui » nous dit la deuxième lecture en 1Jean4, 16.
Cher néophyte et cadet dans la foi, en répondant favorablement à l’appel du Christ, tu acceptes librement d’être son disciple, donc de marcher à sa suite. Bien qu’il soit un Dieu de bonté et compatissant, il demeure très exigeant, voire jaloux. Attaches-toi donc résolument à lui par le respect et l’application de ses préceptes emprunts d’amour et de justice pour avoir part à son Royaume.
Heureux baptême.
Noël KOYA

jeudi 17 mai 2012

Je suis Missionnaire de l’Evangile


C'est aujourd'hui le jour de l'Ascension. C'est le jour qui commémore la montée au Ciel du Seigneur Jésus. C'est le jour où le corps du Christ ressuscité entre dans la gloire éternelle du Paradis ! Ce jour inaugure une ère nouvelle : celle de la participation des corps à la gloire éternelle du Dieu vivant.

Pendant les quarante jours qui suivent la résurrection du Christ, Jésus était apparu aux apôtres et les avait enseignés au sujet du Royaume de Dieu. (Ac 1, 3)
Aujourd’hui, si le Seigneur Jésus est monté au Ciel, ce n'est pas pour nous abandonner. Non. Il est monté au Ciel pour nous en ouvrir la porte, pour laisser jaillir de son Cœur glorieux cette abondance de grâce et de miséricorde qui va se manifester par la venue de l'Esprit-Saint, celui que le Père nous a promis et qui viendra nous aider à remplir la mission que le Seigneur nous a donné avant son départ. Mais en quoi consiste cette mission ? 

« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne nouvelle à toute la création. » Mc 16, 15 

En effet, Jésus, à travers ses apôtres, nous envoie en mission en nous donnant l’assurance de réaliser ce qu’il a fait et même plus encore en invoquant son nom. Pour ce faire, Saint Paul nous exhorte dans sa lettre aux Ephésiens (Ep 1, 1-4) à suivre fidèlement l’appel que nous avons reçu de Dieu en ayant beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, en nous supportant les uns les autres avec amour, et en gardant l’unité dans l’esprit par le lien de la Paix.  En somme, l’évangélisation commence par nous-mêmes, et se poursuit par la proclamation de la Bonne Nouvelle reçue des apôtres et dans laquelle nous avons cru. Quelle est donc cette Bonne nouvelle que nous devons annoncer ? 

Proclamer à tout le monde entier que Jésus Christ est Seigneur, le Fils de Dieu, la lumière pour tous les hommes, annoncer sa mort et sa Résurrection et proclamer qu’il est le Salut des hommes. 

Jésus fait de chacun d’entre nous des missionnaires. Les apôtres eux, ont suivi l’instruction de Jésus et l’évangile est parvenu à nous. Nous sommes donc appelés à continuer cette œuvre merveilleuse d’évangélisation en comptant sur la sainte grâce de Dieu et la présence de son Esprit Saint à nos côtés pour annoncer la Bonne Nouvelle dans nos familles, nos lieux de travail, nos foyers, nos missions professionnelles etc, pour que la multitude croît en Jésus Christ et soit sauvée. Ne l’oublions pas : « Le monde attend avec un ardent désir la révélation des Fils de Dieu » Rm 8, 19. Cette révélation, c’est le salut des hommes en Jésus Christ.  

Paroissiens et paroissiennes, n’ayons plus peur de proclamer la mort et la résurrection du Seigneur Jésus Christ car le Christ demeure avec nous jusqu’à la fin des temps.

Bonne fête de l’Ascension.
 Emmanuel AGBETOU

dimanche 6 mai 2012

OSONS PORTER DU FRUIT


Le paysan, après avoir défriché sa parcelle, la laboure puis l’ensemence. Le grain qu’il met en terre meurt avant de germer, c’est-à-dire avant de devenir une nouvelle plante. Celle-ci va grandir. Dans le but de la protéger et assurer sa survie, le paysan va viendra désherber son champs. Il apportera aux plantes l’engrais nécessaire à leur croissance et amélioration des fruits au moment de la récolte.

Après tout ce labeur, le paysan est en droit d’attendre d’avoir des fruits de qualité qui avoir appelés à Lui, puis nous avoir témoigné son amour à travers les sacrements qu’il nous donne, Il attend de nous que nous portion des fruits. En d’autres termes, Dieu veut nous voir nous aussi en action dans le monde. Car, comme Dieu a envoyé Jésus lui aussi il nous donne pour mission d’aller dans le monde pour faire de nouveaux fidèles. C’est ainsi que nous porterons des fruits ; en portant la Parole de Dieu à son peuple qui se meurt faute de connaissance. Nos fruits à nous sont donc nos œuvres pour la gloire de Dieu a travers notre engagement au service de nos frères et sœurs sans distinctions de race, de culture, de religion, etc. Mais au regard de l’amour que Dieu porte à tous les hommes sans exclusive.

La plantation de Dieu est si vaste qu’elle touche tous les aspects de la vie humaine et par conséquent la nôtre. Il faut nous faut par conséquent labourer et désherber tous les aspects de notre vie qui le requiert. Il s’agit des aspects professionnel, amoureux, social, et même intérieur. Tous ces compartiments de notre vie doivent être laboures et ensemences de l’Evangile afin que nous portions des fruits tels que le pardon, l’amour, la paix intérieure, la foi, la joie, etc. Ce sont ces fruits qui doivent demeurer en nous et par lesquels nous pourrons monter comment la vie en Jésus est belle et mérite d’être expérimenté et vécu. 

Les fruits que nous portons doivent être à la fois intérieurs et extérieurs. 

BON DIMANCHE A TOUS.
AKPINDRIN DÉSIRÉ

dimanche 26 février 2012

Les Formations du Centre Culturel de la Cathédrale

 Ami(e)s dans le Seigneur !
Le Centre Culturel de la Cathédrale (CCC), situé au quartier du Plateau, face aux tours administratives, à coté de la cathédrale St Paul, vous propose 3 rendez-vous hebdomadaires pour le temps de carême, de 13h15 à 14h15 pour des formations humaine et spirituelle et des conférences publiques.

  • FORMATION SPIRITUELLE :
Dates : Les lundis 5, 12, 19, 26 mars et le 2 avril 2012
Thème : « Initiation à la prière à l’écoute de la parole de Dieu »
Animateurs :
-Père Edouard de LOISY, prêtre jésuite, assistant de la CVX
-Mme GNAMIEN Eléonore, Chirurgien dentiste,  membre de la Communauté de Vie Chrétienne (CVX)
Coût5500 F CFA (5 séances)

  • FORMATION HUMAINE :
Dates : Les mercredis 29 février, 7, 14,21 et 28 mars 2012
Thème : «Guérir par la parole»
Animateurs :
-Soeur Thérèse de VILLETTE, Victimologue, sœur Xavière, accompagnatrice CVX
-Mme FONDIO Binta Edwige, Psychologue, membre de la Communauté de Vie Chrétienne (CVX)
Coût : 5500 F CFA  (5 séances)

  • CONFERENCE PUBLIQUE :
Dates : Les jeudis 1, 8, 15, 22 et 29 Mars 2012
Thème : « La fidélité à l’épreuve du temps »
Animateur : Père Norbert Eric ABEKAN, Curé de la Paroisse Notre Dame de la tendresse de la Riviera 2.
Entrée Gratuite
Les inscriptions se font à la permanence du Centre Culturel de la Cathédrale ouvert du lundi au vendredi de 09h à17h. 
Pour tout renseignement appelez-le : 20 22 91 71 / 05 86 52 25 / 08 18 47 61.
NB : Le Centre Culturel de la Cathédrale (CCC) vous souhaite de vivre, en intimité avec le Christ, un bon temps de carême.

RETOURNONS AU SEIGNEUR


Mercredi dernier, Mercredi des Cendres, a été donné le top départ de quarante jours de pénitence, quarante jours de marche avec le Seigneur vers sa Pâques. A travers ce temps de Carême, Dieu nous invite à un changement de comportement, à nous abandonner totalement à lui comme les quatre pêcheurs de l’Evangile. Ils ont tout laissé pour suivre le Christ dans une aventure dont ils n’avaient pas la moindre connaissance préalable (Mc 1, 12-15). C’est cette attitude de total abandon à l’égard de Dieu, comme un enfant envers son père, que nous devons avoir durant ces quarante jours.

        Le Carême doit être un moment de conversion véritable pour nous chrétiens. Ainsi, bien que pénible, il doit être vécu avec amour et persévérance. Car au bout du compte se trouve la récompense : le salut en Jésus-Christ.

        Certes «le Christ lui-même a souffert, une fois pour toutes, pour les péchés des humains, innocent, il est mort pour des coupables, afin de nous amener à Dieu» (1 P 3, 18). Mais toi, quelle est ta contribution à ce salut qu’apporte l’Agneau de Dieu ? Vas-tu rester là les bras croisés à attendre que Dieu descende à nouveau faire ce que toi tu peux faire ? Ou bien vas-tu attendre que les autres prient ou jeûnent à ta place parce que tu es trop occupé ou que tu n’es pas disposé? Dieu nous a créés sans nous, mais il ne nous sauvera pas sans nous. C’est sûr. De plus, comme le révèle la première lecture, Dieu a conclu une alliance avec la race humaine et l’espèce animale : celle de ne plus ravager la terre par la grande inondation car dit-il «je place mon arc dans les nuages ; il sera un signe qui rappellera l’engagement que j’ai pris à l’égard de la terre» (Gn 9, 13). Dieu nous a fait une promesse et il l’a tenue. Mieux, il nous a promis son Fils Unique Jésus-Christ. Il nous l’a envoyé pour notre salut. Et nous, que lui promettons-nous en ce temps de pénitence ? Si tu ne l’as pas encore fait, il est encore temps de lui faire une, deux, promesses que tu devras tenir tout le long de ce Carême, voire même au delà.

         Mon frère, ma sœur, ne restons pas des chrétiens superficiels, rongés par la routine. Quittons nos boueux marécages et descendons nous ressourcer en eau profonde. C’est ainsi que nous pourrons avoir une intimité avec le Christ afin de ressusciter avec lui au jour de Pâques.

Bon Carême à toutes et à tous !
Noël KOYA