dimanche 1 juillet 2012

REUNION-BILAN DE LA PAROISSE



Le dimanche dernier, au foyer des sœurs Notre Dame de l’Incarnation de Cocody, les responsables des mouvements, associations et groupes de prière de la paroisse ont fait le bilan moral et financier leurs activités au titre de l’année pastorale 2011-2012. Cette réunion-bilan a vu la présence de toute l’équipe presbytérale et des membres du bureau du conseil paroissial.



MESSE PARTICIPATIVE
En l’absence de chorale, la messe qui a précédé la réunion-bilan a été animée par tous. A l’instar les  chants qui ont été exécutés par toute l’assemblée, les différentes lectures (textes liturgiques, prières universelles…) ont été faites par des personnes autres que les membres de l’Equipe des lecteurs. Au cours de l’homélie le Père Curé a exhorté l’assemblée à avoir plus de foi. 


BILAN POSITIF DANS L’ENSEMBLE
Globalement, le bilan de la paroisse au cours de l’année pastorale 2011-2012 a été jugé positif. Mais toute œuvre humaine n’étant pas parfaite, il y a eu quelques imperfections. C’est pourquoi, la table de séance a demandé à l’ensemble des participants de s’engager davantage dans la vie de la paroisse. Ceux-ci doivent être leurs porte-voix auprès de leurs différents groupes. Concernant les finances, retenons que notre paroisse est endettée. Elle doit 7.000.000F pour le nouveau bâtiment abritant les salles de réunion et de catéchèse, 1.300.000F pour le kiosque et 900.000F pour le véhicule de la paroisse. Soit un total de 9.200.000F.



MODESTE PARTAGE FRATERNEL
A la différence des autres années, le partage fraternel de la réunion-bilan de cette année 2012 a été modeste. Ainsi contrairement aux mets succulents que l’on avait l’habitude de manger, l’on n’a eu droit qu’aux pains-sandwich. La raison évoquée est le non paiement des cotisations mensuelles de 2.000F par mouvement ou association. Un appel a donc été lancé à tous les responsables pour qu’ils payent régulièrement ladite cotisation.


Patrice N’KEKE



COMME UN ENFANT


Petit enfant, nous avions une confiance absolue en notre père, de sorte que face à une situation donnée, nous nous référions à lui. Pour exemple, lorsque nous étions battus par un tiers, nous lancions presque instantanément : «je vais dire à mon papa», ou encore lorsque nous n’avions pas un jouet que possède un ami, c’est « mon papa va acheter pour moi » qui nous servait de réconfort. Pour l’enfant que nous étions, le géniteur est le maître absolu, la puissance physique, financière, intellectuelle, morale ; en un mot le «super homme» à qui il recourt lorsqu’il se sent menacé ou impuissant. C’est ce sentiment d’abandon total que doit avoir chaque chrétien à l’égard de Dieu son Créateur à travers son Fils Unique Jésus-Christ. Et comme un petit enfant qui estime son père l’imite dans ses moindres faits et gestes, nous devons aussi imiter le Christ et nous engager à sa suite, quel qu’en soit le prix à payer. Or, nous savons tous que suivre Christ coûte toujours quelque chose à qui s’y engage. Ce coût a un volet moral consistant en des railleries, des insultes, des médisances, le mépris venant le plus souvent de nos proches, ceux-là même qui nous connaissent mieux et sur qui nous espérons compter pour nous accompagner sur ce chemin.
L’ayant expérimenté de par lui-même, Jésus nous avertit dans l’Evangile que «un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison» (Mc 6, 4). En prenant la condition humaine pour vivre les réalités de sa créature, Dieu a voulu montrer son amour pour le genre humain et l’inviter ainsi à s’inscrire dans son plan de salut pour lui. Cela implique que nous puissions nous conformer à ses préceptes, mais aussi et surtout avoir le regard toujours fixé sur lui comme lui Jésus avait le regard fixé sur le Père Céleste qu’il a invoqué à chaque instant de sa vie terrestre. Nous sommes donc appelés à fonder notre espoir en Jésus-Christ, à demeurer solidement encrés en lui comme une maison bâtie sur du roc que ni la tempête, ni les torrents ne pourront emporter. Comme un enfant qui tient la main de son père et se laisse guider par lui, laissons-nous conduire par Dieu à travers son Fils Jésus. Mettons-nous sous sa tutelle pour bénéficier sans réserve de sa puissance salvatrice et protectrice afin que, face à l’adversité et aux accusations diverses, Christ prenne notre défense. Et comme à un enfant, demeurons-lui sincèrement fidèles pour être inondés de sa puissance libératrice afin de résister aux railleries, aux insultes, aux médisances et au mépris de nos ennemis et bourreaux. Faisons-lui appel dans nos moments de faiblesse pour bénéficier de sa bienveillante assistance car, nous dit la deuxième lecture, «lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort» (2 Co 12, 10).
Bon dimanche à toutes et à tous !
Noël KOYA

samedi 19 mai 2012

ENGAGEONS-NOUS A LA SUITE DU CHRIST


La chrétienté implique un engagement libre, complet et définitif à marcher à la suite du Christ, à se mettre à son service et à celui de ses frères les humains. C’est en cela que l’Eglise nous donne trois années de préparation afin de cerner tous les contours et les conséquences de cet engagement. De même, le jour de la consécration, c’est-à-dire du baptême, des questions sont publiquement posées aux impétrants afin d’officialiser leur décision d’appartenir à la grande famille des enfants de Dieu. Cet acte, loin d’être du folklore ou une quelconque comédie, est un acte de haute portée spirituelle en ce qu’il nous lie à Jésus dont il nous fait d’une part le cohéritier et d’autre part prêtre, prophète et roi. Ceci fait de nous des élus de Dieu, dont des personnalités d’exception. Et ainsi, nous avons obligation de ne pas faire n’importe quoi, mais d’être les témoins de la vérité qui indiquent le chemin du salut à l’humanité et qui sèment la vie par l’amour et le don de soi. ; car celui envers qui nous nous engageons, Jésus-Christ, est le chemin, la vérité et la vie. Comme lui, qui n’appartient pas au monde, nous aussi par cet engagement, nous nous détachons du monde et de toutes ses emprises, tel que le souligne l’Evangile de ce dimanche.
Ne pas appartenir à ce monde ne nous donne pas de nous en soustraire. Bien au contraire, c’est dans ce monde que nous devons demeurer afin de continuer l’œuvre d’évangélisation de notre Seigneur, pour le rachat des âmes, lui qui nous envoie en ces termes : « allez dans le monde entier, de tous les peuples faites des disciples » (Mt 28, 19). Comme Christ qui a fait fi de son statut de Fils de Dieu, a vécu la condition humaine dans toute sa composante (excepté le péché), nous aussi, nous devons nous consacrer à son œuvre de salut malgré les vicissitudes et les péripéties car, dit-il : « pour eux, je me consacre moi-même, afin qu’ils soient eux aussi consacrés par la vérité (Jn 17, 19).  
Faire l’œuvre de Dieu, se consacrer à lui consiste à enseigner et propager l’amour de Dieu et du prochain autour de soi en tout temps et en toute circonstance sans faux-fuyant. L’amour nous rapproche de Dieu et des hommes car « Dieu est amour ; celui qui demeure dans l’amour demeure uni à Dieu et Dieu demeure en lui » nous dit la deuxième lecture en 1Jean4, 16.
Cher néophyte et cadet dans la foi, en répondant favorablement à l’appel du Christ, tu acceptes librement d’être son disciple, donc de marcher à sa suite. Bien qu’il soit un Dieu de bonté et compatissant, il demeure très exigeant, voire jaloux. Attaches-toi donc résolument à lui par le respect et l’application de ses préceptes emprunts d’amour et de justice pour avoir part à son Royaume.
Heureux baptême.
Noël KOYA

jeudi 17 mai 2012

Je suis Missionnaire de l’Evangile


C'est aujourd'hui le jour de l'Ascension. C'est le jour qui commémore la montée au Ciel du Seigneur Jésus. C'est le jour où le corps du Christ ressuscité entre dans la gloire éternelle du Paradis ! Ce jour inaugure une ère nouvelle : celle de la participation des corps à la gloire éternelle du Dieu vivant.

Pendant les quarante jours qui suivent la résurrection du Christ, Jésus était apparu aux apôtres et les avait enseignés au sujet du Royaume de Dieu. (Ac 1, 3)
Aujourd’hui, si le Seigneur Jésus est monté au Ciel, ce n'est pas pour nous abandonner. Non. Il est monté au Ciel pour nous en ouvrir la porte, pour laisser jaillir de son Cœur glorieux cette abondance de grâce et de miséricorde qui va se manifester par la venue de l'Esprit-Saint, celui que le Père nous a promis et qui viendra nous aider à remplir la mission que le Seigneur nous a donné avant son départ. Mais en quoi consiste cette mission ? 

« Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne nouvelle à toute la création. » Mc 16, 15 

En effet, Jésus, à travers ses apôtres, nous envoie en mission en nous donnant l’assurance de réaliser ce qu’il a fait et même plus encore en invoquant son nom. Pour ce faire, Saint Paul nous exhorte dans sa lettre aux Ephésiens (Ep 1, 1-4) à suivre fidèlement l’appel que nous avons reçu de Dieu en ayant beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, en nous supportant les uns les autres avec amour, et en gardant l’unité dans l’esprit par le lien de la Paix.  En somme, l’évangélisation commence par nous-mêmes, et se poursuit par la proclamation de la Bonne Nouvelle reçue des apôtres et dans laquelle nous avons cru. Quelle est donc cette Bonne nouvelle que nous devons annoncer ? 

Proclamer à tout le monde entier que Jésus Christ est Seigneur, le Fils de Dieu, la lumière pour tous les hommes, annoncer sa mort et sa Résurrection et proclamer qu’il est le Salut des hommes. 

Jésus fait de chacun d’entre nous des missionnaires. Les apôtres eux, ont suivi l’instruction de Jésus et l’évangile est parvenu à nous. Nous sommes donc appelés à continuer cette œuvre merveilleuse d’évangélisation en comptant sur la sainte grâce de Dieu et la présence de son Esprit Saint à nos côtés pour annoncer la Bonne Nouvelle dans nos familles, nos lieux de travail, nos foyers, nos missions professionnelles etc, pour que la multitude croît en Jésus Christ et soit sauvée. Ne l’oublions pas : « Le monde attend avec un ardent désir la révélation des Fils de Dieu » Rm 8, 19. Cette révélation, c’est le salut des hommes en Jésus Christ.  

Paroissiens et paroissiennes, n’ayons plus peur de proclamer la mort et la résurrection du Seigneur Jésus Christ car le Christ demeure avec nous jusqu’à la fin des temps.

Bonne fête de l’Ascension.
 Emmanuel AGBETOU